Deux êtres errant dans un paysage désolé s’arrêtent pour laisser parler leur imagination et procéder aux grandes manifestations.

Sculpture et musique.

Sur l’intrusion des nouvelles technologies dans notre intime.

Dans un monde où l’on ne voudrait plus attendre, un monde où l’on ne voudrait plus désirer ça…
On veut voir ça. Dévoilé au grand jour, surexposé
– « Ça a débuté comme ça.
Moi j’avais jamais rien dit, rien. »

En son âme, c’est comme une entêtante comptine qui résonne. Dans son corps, c’est comme un vertigineux manège qui tourne à l’infini. Désormais. Disloquée. Elle vous donne à voir et à entendre son histoire. Je vous demande de comprendre qu’il faut que cela s’arrête. On doit pouvoir vivre en paix. Il était une fois, une bande qui s’approcha. C’était pourtant une maison si douce, une maison de bon aloi…

Une histoire s’emballe parfois dans un sac, jusqu’à ce qu’un jour, un conteur un peu fou vienne la réveiller, la vider. Boris Vian, dans son roman L’Écume des jours, fait d’un drame une drôlerie sombre et loufoque, une poésie émerveillée. Voilà ici le travail, retrouver cet espace de narration où l’écrivain, l’histoire, l’imagination et la poésie échangent et s’harmonisent, fabriquent de la beauté avec du tragique. Ainsi, les marionnettes sont autant d’objets imaginaires qu’ils sont les protagonistes de l’histoire en train de se faire.

Le personnage/narrateur, lui, est venu livrer et délivrer les morceaux d’un poème, liant ensemble les éléments épars, mettant en scène une histoire de papier. Le tout restant à la frontière du rêve et de la réalité.