Certains spectacles sont faits pour être vus plusieurs fois. Parce que chaque représentation est une nouvelle lecture, qui offre des perspectives qu’on n’avait pas forcément vues au premier abord. Mais peut-être tous les spectacles ou presque sont-ils faits pour ça ? Le lieu, l’heure exacte, les personnes qui sont assises dans le public, tous ces facteurs sur lesquels les artistes n’ont aucune prise changent complètement l’expérience de la représentation, et la perception qu’on a du spectacle. Plus on voit de représentations, plus on se fait une idée globale du spectacle dans son entièreté.

Elles en auront parcouru du chemin, dans leur minibus. Une petite famille en voyage, une classe de marionnettes qui traverse tout le territoire pour montrer leurs travaux, les textes qu’elles ont monté en solo. Boris Vian, Louis-Ferdinand Céline, Anne Sylvestre, Alexandra Badea, Robert Fisher, Johnatan Brychcy, autant de lectures et d’inspirations différentes, autant de réflexions poétiques et de scènes vivantes.

Petit castelet, commenté en direct par un piano comme un vieux film muet. Petite fenêtre qui en montre beaucoup, comme un cadrage cinématographique posé dans un décor bien plus grand. Petite ouverture dans le mur du tabou qui donne accès à une scène intime sur plusieurs plans. Dans le fond deux vies qui se mêlent et s’entrecroisent, d’une naissance à une vieillesse, un des liens les plus puissants et les plus durables de l’existence. Relation mère-fils.

Petite promenade dans le quartier Saint-Leu, ses canaux de la Somme, ses petites maisons de bois ou de torchis, quartier populaire de la ville basse où dès le Moyen-Âge, les paysans des campagnes picardes s’installaient pour trouver du travail. Lieu de naissance au XVIIIème siècle et de vie pour Lafleur, personnage marionnettique emblématique d’Amiens, chômeur professionnel en veste de velours rouge, bas rayés et tricorne, à la célèbre devise: « bien boère, bien matcher, et ne rien foère. »

Un dimanche de juin, dans un immense jardin public composé d’une myriade de jardins privés. On chante dans les canots sur les canaux, on célèbre l’arrivée de l’été, il fait très chaud, on fait la fête au bord de l’eau. Marais apprivoisés, chemins de halage qui serpentent au fil du temps, la nature devient jardin sous la main de l’Homme et les hortillonnages accueillent des marionnettes pour un temps.

À partir de maintenant vous êtes noire. Vous êtes une personne noire de Montgomery en Alabama, dans les années 40-50. Cela signifie que vous n’êtes pas considéré comme un être humain. Mais vous n’êtes pas considéré comme un animal non plus. Vous êtes quelque chose entre les deux. Cela signifie que vous n’avez quasiment aucun droit, que vous soyez considéré comme noir parce que vous l’êtes, que vos parents le sont, ou que seulement vos grands-parents, ou même vos arrière-grands-parents le sont.

Une journée au château Flixecourt – 31 mai   D’abord, une fable écologique pleine de tendresse, portée par deux petites fées des fleurs, et une joyeuse équipe de farfadets de jardin. On raconte une histoire, on l’incarne, on la vit avec une égale intensité, qu’on soit sur scène ou dans le public. Balayés les préjugés […]